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 S△LEM — ERHEŸBE SHAERYZAÏ

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Azelÿah C. Wilks
god make no mistake
barking dog ✝ lycanthrope

Arrivée à Edimbourg : 22/02/2016
Gouttes de sang versé : 35
Âge du personnage : vingt-cinq ans
Emploi : sage-femme au Royal Infirmary ‹ officiellement › ⟩ exécutrice de la meute Tarrtháil ‹ officieusement ›

MessageSujet: S△LEM — ERHEŸBE SHAERYZAÏ   Sam 24 Fév - 13:57

ERHEYBE — En cette nuit, le Rouge Désir semble être l’endroit le plus prisé de Salem, ses néons rouges venant narguer la file d’attente à l’extérieur, ces pauvres hères qui n’attendent que d’entrer pour découvrir les lieux, s’imprégner de l’érotisme qui va en découler, s’emplir la panse par les mets du meilleur traiteur de la ville. Il se murmure ci-et-là, que la salle sera comble, et que la soirée promet de durer jusqu’au petit matin, pour les plus courageux. On ne chuchote que vérité, suppositions bien placées. La gente étouffe sous l’impatience, bien qu’il ne soit pas encore l’heure du spectacle, pas tant que la salle ne se pas garnie du meilleur gratin de la ville. De la musique burlesque filtre parfois à travers les portes, dès lors que celles-ci s’ouvrent pour laisser passer une famille, un couple ou encore un groupe d’hommes d’affaires, de la gente ayant réservé pour être bien placée et pouvoir mieux contempler les danseuses et leurs comparses masculins, tous aussi doués qu’élégants… Figurants qui sont encore dans les loges, travaillant ces membres qui n’auront de cesse de se mouvoir cette nuit. L’échauffement est la partie la plus importante de leur travail, afin d’éviter le pire : l’accident tant redouté qui pourrait mettre à néant tout le show, voire même la carrière. Entre deux échauffements, certains osent passer le regard à travers le rideau noir, l’angoisse grimpant de plusieurs gouttes dans leur être déjà tendu. Tous ici savaient que pour la dernière de leur spectacle, la salle serait remplie, mais aucun n’imaginait alors à quel point, bavardages leur arrivant aux oreilles, brouhaha incompréhensible. Mieux vaut penser à autre chose, pensent certains, quand d’autres préfèrent répéter encore et encore quelques pas bien connus pourtant. Il y aura pourtant encore une heure d’attente avant que la scène n’appartienne à ses danseuses. En attendant, le propriétaire des lieux, ayant déserté la salle principale se permet d’entrer dans les coulisses, esquisse un pétillement qui n’appartient qu’à lui. Dave Whitaker, n’a jamais été aussi ravi de cette nuit, et elle ne fait que commencer… Claque des mains et annonce ses dernières recommandations à ses employés de scène. Du grandiose, du sublime, des sourires et du sensuel. Que tous ici en aient pour leur argent. Il faut bien cela, car pendant trois semaines, le cabaret montrera portes closes pour préparer son prochain show. Mais en attendant l’heure des réjouissances, se contente de souhaiter bon appétit, car employeur généreux, son investissement est choyé, nourri, protégé. Quant à lui, il lui faut aller accueillir ses précieux invités.

« Erhëybe ! Maquillage ! » L’intéressée lève les yeux vers la vieille Olga, repose son assiette et déserte les morceaux de melon afin de se diriger vers la coiffeuse où la maquilleuse attend, prépare déjà son nécessaire. Ombre à paupières, paillettes, rouge à lèvre appelant à la lubricité, tout est mit en œuvre pour attirer le public. « Parfait. Tu peux passer en coiffure. Et n’oublie pas. Dès que tes scènes sont terminées, tu reviens illico ici, tu passeras avant les autres. » Un signe de tête entendu. Inutile de lui rappeler comment fonctionne l’arrière-salle, ses souvenirs des ballets s’avérant bien pire : empressement, maquillage, coiffure et changement de costume entre deux scènes. À se demander comment elle n’avait jamais put se tromper une seule fois. Mais déjà la voilà disparue, entre les mains de la coiffeuse, qui ne fera pas grand-chose à ses cheveux en vérité, suffisamment longs pour juste les attacher en queue basse. Ne manque plus que le costume. Un coup d’œil à l’horloge l’incite à se presser, se déshabillant sur le chemin, pour terminer entre les mains de la costumière. Pour l’entrée des hostilités, rien qu’une simple veste rouge, à l’image des uniformes de la garde royale, un chapeau haut de forme et une canne de la haute société, le tout couronné d’une sensualité, d’un déshabillé certain. « En place les enfants ! » Le signal est lancé et déjà la voilà sur scène, inspirant profondément avant de relâcher la pression. Lever de rideau et lumières éblouissantes tandis que ses yeux ne parviennent à reconnaître les spectateurs. Il paraît que ce n’est pas plus mal. Bord du chapeau sur le regard, les premières notes de musique se font entendre, et les premiers pas sont exécutés, les danseuses en harmonie, souples, gracieuses. Virevoltent, joue de chapeau et de cannes, de déhanchés, jouent avec le public sans jamais faillir sur leurs talons. Quelques arrêts, des sourires aguicheurs et voilà une nouvelle musique qui entraine ses danseuses. Arrêt sur image. Fin des premières scènes. « Ne sont-elles pas magnifiques ?? Applaudissez bien fort mesdames, messieurs ! » Révérence et voilà la Ténébreuse qui quitte la scène, accompagnée de ses sœurs, lâche son haut de forme et sa canne pour mieux se diriger vers la maquilleuse, comme prévu. Séance de démaquillage, quand de l’autre côté, une autre troupe de danseurs a fait son entrée pour ravir le public pendant l’Entrée. Quant à elle, d’ici peu, il lui faudra rentrer dans son nouveau personnage, confie à sa bonne amie le soin de la maquiller le plus délicatement possible. Le temps défile, et sa préparation avance rapidement, ses propres cheveux parés de bijoux, le reste de son corps de même, sa poitrine habilement cachée par une confection d’orfèvre. Le Rouge Désir semble faire fonctionner toutes les boutiques de ce qu’il se murmure. De l’autre côté, la voix du propriétaire se fait tonitruante, majestueuse, crée l’ambiance et réclame l’attention pour le véritable show de ce soir… Rappelle à la mémoire l’Histoire d’autrefois, d’une toute autre contrée, les amours d’une Reine, à commencer par sa propre patrie. Devant elle, les danseurs masculins font leur entrée, à peine vêtu si ce n’est d’un pagne, suivis de près par des servantes à la poitrine dénudée. Trois… deux… un, et voilà la Cléopâtre qui fait son entrée, sensuellement inaccessible, au sourire à la fois chaud et froid, ténébreuse, lumineuse sitôt que la musique l’oblige à esquisser quelques pas, puis toute une chorégraphie. Des musiques qui s’enchainent, diverses scènes de même, et voilà qu’elle se fait joueuse avec César, langoureuse avec Marc-Antoine, désespérée face à l’adversité. Son dernier baiser au reptile qui provoquera sa mort, et la danseuse s’éteint sur l’alcôve. Les applaudissements pour salut, hommage à la prestation, et tomber de rideau. Le show est achevé, il se fait tard, 3h du matin, pourtant, la Ténébreuse ne se sent nullement fatiguée, à l’image de ses compagnons. Juste heureuse.

« N’est-elle pas splendide ? N’ont ils pas tous été parfaits ? Et vous, public merveilleux ! Pour cette dernière représentation, le Rouge Désir vous offre la compagnie de nos égyptiens, de leur Reine. Vous aurez la possibilité de prendre des photos avec eux, c’est la maison qui offre ! » Là voilà donc la surprise du grand manitou, dont seuls les danseurs étaient au courant. Et déjà les gardes, les servantes et certains romains s’aventurent parmi les tables, esquissent des sourires aux admirateurs, quand elle-même, sous son dernier costume de scène fait sa propre entrée, serpent autour du cou. Les flashs pour nouvelle compagnie, tandis qu’on l’exhorte à faire une photo de groupe avec certains de la troupe. C’est presque aussi gratifiant qu’une soirée après ballet.
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MessageSujet: Re: S△LEM — ERHEŸBE SHAERYZAÏ   Sam 24 Fév - 13:59

ERHEYBE — Au rythme des mélodies et notes de musique, la reine évoluait, se faisant aussi froide que chaleureuse, gracieuse puis sensuelle, mais toujours inaccessible, désespérément lointaine… Car jamais son regard n’accrocha une seule fois une présence dans la salle, ignorant superbement ces hommes et ces femmes… jouant de leur imagination pour les laisser croire en ce qu’ils désiraient. Mais ce port altier ne souffrait d’aucune exception. Par ailleurs, comment son regard aurait-il put remarquer qui que ce soit dans cette salle, plongée dans une certaine lumière tamisée, pas suffisamment forte pour lui laisser percevoir des traits connus. Oh pour sûr, il y en avait, Salem n’étant pas immense, et le Rouge Désir étant côtoyé de presque tout le monde. Hélas, ou grand bien lui fasse, la danseuse n’existait plus, laissant le personnage s’imprégner totalement, se faire impératrice de la scène, faisant régner le silence autour d’elle, puis couvrant chacun du désespoir de la posséder… Accentuant chaque émotion sous une nouvelle chorégraphie, sous un nouveau costume plus ou moins léger, de nouvelles perruques encerclant le visage royal. Son bassin caressant chaque partenaire masculin interprétant l’amant, ses doigts glissant sur la peau de chacune de ses servantes, se laissant manipuler sous le couvert du désir, le regard clos à chaque cambrure. Le but, certainement d’éveiller l’appétence en chaque personne ayant le regard fixé sur la scène, mais sans jamais s’offrir elle-même. Cette dernière représentation se devait d’être parfaite, inoubliable. On ne parlerait jamais de la danseuse en elle-même, mais de cette mère de l’Égypte qui aura contribué à éveiller un appétit qui sera certainement assouvi dans la nuit. Car bientôt, le cours d’histoire prend fin, et sous ce semblant de robe noire, se laisse dévorer par un serpent au venin disparu, néanmoins fidèle à la représentation. Le reptile n’en est plus à sa première représentation, glisse sur la peau de la danseuse qui n’esquisse plus de frisson sous son passage comme à leur première rencontre. Il en est un amant éphémère et vient se lover contre sa gorge tandis que le rideau s’abaisse, que les applaudissements retentissent. On l’aide à se relever, et c’est naturellement qu’elle présente sa propre paume à son assassin, pour lui permettre d’être mieux calé tandis qu’elle se lève. Naturellement, son sourire revient, et le personnage de Cléopâtre laisse de nouveau place à celle qui la représente. Derrière ce sombre tissu qui les sépare du public, on se félicite, on se retient encore de pleurer tant le show est harassant. D’autre part, c’est aussi la fin du Rouge Désir pour certains, ceux qui ne sont pas de cette ville et qui vont rejoindre une autre troupe. Mais pas pour elle. Salem est sa ville, sa patrie, qu’elle ne quittera plus. Enfin, le rideau se lève de nouveau, et les danseurs s’avancent sur la scène, esquissent un semblant de révérence avant de se diriger vers l’intérieur de la salle, prêts pour l’assaut des paparazzis amateurs.

Erhëybe, à l’aise, pouvait se permettre de déambuler à travers salle, accompagnée de deux autres danseuses, représentatives de ses dames de compagnies, s’arrêtant parfois pour saluer quiconque l’arrêtait, partageant quelques mots, prenant la pose pour des photos qui rejoindraient le disque dur d’un ordinateur et ne seraient jamais plus regardées. Quelque part, une mère reconnut le professeur de danse de sa cadette, incapable de savoir si elle était choquée ou au contraire fascinée, glissant pourtant des mots subtilement choisis, quand la créature assurait que jamais les enfants n’auraient à subir tel spectacle. Et de toute évidence, l’ancienne danseuse de ballet n’éprouvait aucune honte à se dénuder partiellement pour le cabaret, connaissant parfaitement la différence entre le vulgaire et le sensuel. Jamais, ô grand jamais elle n’aurait accepté de plonger dans un univers qu’elle n’aurait pu qu’abhorrer. Puis voilà qu’elle s’éloigne, rejoint quelques autres membres pour des séances de photos, avant de repartir de nouveau à la conquête de cet empire. Elle ne prête pas attention aux visages qui se tournent vers elle, jusqu’à ce qu’une main ne l’arrête, glissant sur son poignet, aussi conquérant que César et Marc-Antoine, l’obligeant à porter son regard céruléen sur l’impudent. Et sans vouloir libérer son poignet, se fige, quand le reptile se laisse glisser de quelques centimètres. Elle s’était attendue à voir du monde qu’elle connaissait ce soir, mais certainement pas lui, cet homme qui la fascinait, l’exaspérait et la rendait aussi fragile qu’au premier rendez-vous. Un seul mot pour décrire le spectacle dont il n’avait pas manqué une seule miette apparemment, et déjà le rouge se glisse sur le visage de la reine, rendue bien moins hautaine par ce simple regard clair. Et bientôt, c’est toute la honte d’être pratiquement dénudée face à lui qui la rend bien moins impressionnante, quand sa poitrine n’est cachée que par quelques bijoux et sa longue chevelure ébène savamment coiffée. Il lui fallut finalement une longue inspiration pour reprendre contenance, peinant à ne pas retenir cette paume glissant loin de sa peau, s’évadant sur une autre parcelle pour totalement la déserter. Cet homme à même de l’électriser totalement, de la rendre aussi docile qu’une poupée. Sa voix de nouveau s’éleva, provoquant une mine amusée, bientôt ravie. Ne pas perdre la face plus longtemps face à lui était un défi toujours d’actualité. « La reine accepte de t’accorder tout le temps que tu désires avec elle. » laissa t’elle entendre, avant qu’une autre voix masculine ne vienne la perturber, l’incitant à prendre la pose avec le Capitaine pour une photo. Oh pour cela, elle avait déjà une idée de comment s’y prendre, se glissant habilement sur les genoux de son ancien conquérant, se faisant bien assez proche, ses bras entourant sa nuque quand son regard était déjà tourné vers l’objectif. Un souvenir qui serait à coup sûr bien assez souvent sorti. Et bientôt, ce fut toute une équipe masculine qui vint entourer la Cléopâtre et son nouveau conquérant, pour plusieurs photos. Certaines seraient certainement amusantes, le reptile agacé s’élevant hors de la chevelure de sa reine, sifflant déjà son mécontentement. Une raison bien suffisante pour que l’on déserte, laissant les anciens amants de nouveau seuls, profitant de cet instant pour s’évader hors d’atteinte du fils Morgan et prendre une chaise. « J’ignorais que tu aimais te rendre au Rouge Désir. » laissa t’elle entendre, ses doigts prenant part d’apaiser le reptile qui ne tarderait plus à rejoindre son panier. « Tu as aimé ? » finit t’elle par s’enquérir, son avis se faisant désormais bien plus important que celui des autres.


Quand on veut être menaçant, mieux vaut ne pas trop en faire. Une théorie que je partage avec Clint Eastwood.△Les loups-garous peuvent être dangereux si vous vous mettez en travers de leur chemin. Ils ont un talent extraordinaire pour dissimuler leur véritable nature aux yeux des humains. ©️ endlesslove
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